Surprendre les bernaches à quinze verges
par Steve Morissette

Mon but dans cette chronique est de vous proposer quelques règles de base à respecter afin d'améliorer votre chasse à la bernache au champ. Que vous soyez débutant ou expert, vous pourrez y trouver sûrement quelques conseils vous aidant à déjouer plus rigoureusement ces dames aux joues blanches.



1. Histoire de famille

Premièrement, il faut savoir que les bernaches ont un comportement familial. Ces oiseaux sont en couple pour la vie et si l'un des partenaires est abattu, le survivant ne s'accouplera que très rarement. Les jeunes suivront les parents et ils leur obéiront de manière surprenante durant toute leur première saison de vie. Sachez en bénéficier en maîtrisant votre appel. Un peu comme chez les loups, il règne une domination des adultes bernaches. Il y a des jars dominants et d'autres dominés. Lors des rassemblements, le jars dominant dictera la conduite aux autres. C'est lui qui décide quand le groupe ira au champ pour se nourrir et quand ils retourneront à l'eau pour se reposer et s'abreuver. Si vous pouvez l'identifier dans le groupe, il s'agira de votre première cible; de cette façon, il vous sera plus facile de convaincre les autres individus du groupe de revenir vous visiter. En début de saison, les groupes sont familiaux mais, plus la saison avance, plus les familles se rassemblent.

1.1 La migration

Contrairement à la croyance populaire qui dit que les oiseaux migrent durant tout l'automne, seulement quelques nuits suffisent à la migration. En fait, la migration s'effectue de nuit à 80%. Arrivés à un point d'arrêt, la plupart du temps un plan d'eau, ils passeront plusieurs semaines à refaire leurs forces en se nourrissant jour après jour dans le même secteur. C'est à ce moment que la chasse s'effectue avec succès. Les oiseaux sortiront toujours dans le même champ tant que la nourriture y sera abondante ou tant qu'ils ne seront pas dérangés. C'est ce facteur qu'il faudra exploiter à la chasse, comme nous le verrons un peu plus loin...

1.2 Leur routine journalière

Afin de pouvoir déjouer les bernaches, il faut absolument connaître leur routine. Seul le temps passé sur le terrain permet d'en connaître le secret. Le besoin de l'oiseau est très simple: manger, se reposer et s'abreuver. Pour s'assurer une chasse constante et qui se prolonge sur une longue période de temps, il est très important de tirer profit d'un de ces besoins afin d'empêcher une migration hâtive. On devra se contenter de chasser dans le milieu de gagnage, l'endroit où elles se nourrissent. Le harcèlement des oiseaux sur l'eau en milieu de repos ou dans les dortoirs est très néfaste. Il s'agit là d'une des principales causes d'absence d'oiseaux dans un secteur. Il faut à tout prix qu'il y ait un endroit de repos tranquille pour qu'un secteur de chasse soit productif.

Un autre facteur très néfaste pour les chasseurs est l'approche ou la rampe comme moyen de chasse. Pourquoi? Il y a plusieurs raisons. Les oiseaux sont pourchassés sans cesse, n'ayant aucun répit pour se nourrir, ce qui accélérera leur migration. Elles ne resteront pas longtemps dans le secteur. Aussi, en tirant dans un troupeau entier, on effarouche et on conditionne une grande proportion d'oiseaux, les rendant méfiants. Ce qui n'est rien de bon pour nous, les chasseurs. Sans oublier la distance des tirs qui est hors limite la plupart du temps, blessant plusieurs oiseaux. De plus, la plupart de ces soi-disant chasseurs ne respectent pas la propriété privée, ce qui nuit à la réputation de l'ensemble des sauvaginiers. Tout sauvaginier qui se respecte ne devrait en aucun cas utiliser cette méthode, tant pour l'outarde, l'oie ou le canard, à l'eau ou au champ. Un article qui sera publié sous peu donnera le point de vue de SV sur cette technique de chasse qui devient problématique.

Revenons à la chasse à l'affût en milieu de gagnage, celle que nous préconisons. Sachez que les oiseaux peuvent sortir du plan d'eau pour se nourrir jusqu'à deux fois par jour, le matin et le soir. L'après-midi, ils retourneront sur le plan d'eau pour s'abreuver et dormir un peu. Une exception à cette règle sera lorsqu'il y a de grands froids : les oiseaux sortiront plus tard en avant-midi et resteront au champ toute la journée. Quelquefois, si la pression de chasse ou le harcèlement est trop élevé dans les champs, ils pourront passer quelques journées sur l'eau.

2. La préparation

Déjà le début août est arrivé et une bonne préparation débute à ce temps-là de l'année.

2.1 L'achat des appelants

Si vous songez à chasser sérieusement les joues blanches, vous devriez investir seulement dans des appelants de qualité. A long terme, vous serez gagnant sur toute la ligne! Vous pouvez vous débrouiller très bien avec quelques douzaines d'appelants durant toute la saison. Alors pourquoi dépenser votre argent sur des appelants de piètre qualité? Votre budget vous impose une limite sur la quantité, n'hésitez pas sur la qualité.



2.2 Le lavage des appelants

Tout comme au courant de la saison, lorsque vos appelants deviennent sales de boue ou de sang, le lavage est absolument nécessaire afin de conserver leur apparence naturelle. Utiliser un savon avec brosse à poils doux afin de ne pas dégrader la peinture qui est si fragile sur les appelants de certaines compagnies.

2.3 Ayez un bon appeau et un bon appel

Trop souvent, les sauvaginiers sortent leur appeau de leur emballage une fois rendus sur le terrain. C'est la pire chose à faire! Pratiquez tant que vous pouvez avant l'ouverture afin de bien maîtriser son appeau. N'ayez pas peur d'investir dans un appeau de bonne qualité avec lequel vous êtes à l'aise et pratiquez - pratiquez- pratiquez.

2.4 La préparation des caches

Afin de bien vous dissimuler durant tout l'automne, vous devrez vous confectionner plusieurs types de caches en fonction des types de champs que vous pourrez rencontrer. J'utilise quelques modèles de caches afin de m'adapter aux divers types de terrains.

2.4.1 Les caches hautes (plus de 24" de haut)

On peut utiliser une cache en phragmite ou blé d'inde pour les situations où les oiseaux ne sont pas méfiants ou lorsque les pièces ne sont pas très larges. On peut faire l'achat de ce genre de cache sur Internet mais sachez qu'il est très facile de les tresser sois-même. L'avantage de ce type de cache est que vous pourrez vous placer en position debout pour tirer, ce qui facilite la récolte d'un très grand nombre d'oiseaux à la fois. Vous pourrez aussi vous retourner facilement et avoir un angle de tir de 360 degrés. Il ne faut pas oublier les caches en toile blanche pour la chasse de fin de saison lorsque beaucoup de neige recouvre le sol.

2.4.2 Les caches basses (moins de 24" de haut)

Parmi ces caches, on retrouve le genre "Final approach" ou "Avery Finisher" ou "Power Hunter" qui est en fait un genre de cercueil où le chasseur se dissimule et dont l'ouverture peut être de trois types : coulissante, se rabattant de chaque coté ou se rabattant vers l'arrière. Ces caches ont l'avantage d'avoir un profil très bas et de pouvoir tromper beaucoup d'oiseaux en fin de saison. Le désavantage est d'avoir un angle de tir plus restreint et une vitesse d'exécution moins rapide. Elles sont aussi en vente au coût moyen de 300 $ et 600 $.



Un autre genre est la cache conique : cette cache est très facile de fabrication et donne un angle de tir plus grand que le modèle précédent. Elle est fabriquée en contre-plaqué mince ou en broche recouverte d'herbe, de paille ou autres matériaux du genre. Elle ressemble un peu à une petite pyramide. L'inconvénient par contre est qu'on doit creuser un petit trou au sol pour se dissimuler les pieds et être plus confortable. Elle fera un peu plus de relief que la cache tombeau. Par contre, notre tir s'effectue debout la plupart du temps, ce qui peut avantager certains tireurs. Il faut absolument avoir la permission de creuser dans le champ pour pouvoir utiliser ce type de cache, ce qui est rarement obtenu… c'est pourquoi je ne préconise pas ce genre de cache.

Si vous prévoyez chasser jusqu'à la fin de la saison, vous devriez envisager d'avoir au moins un modèle de type cache haute et un autre de type cache basse afin de pouvoir vous adapter à toutes les situations. Une des plus grandes qualités d'un bon sauvaginier est de pouvoir s'adapter rapidement à tous les types de terrains durant l'automne.



Vous avez sans doute remarqué que je n'ai pas fait mention du fossé comme cache. La raison en est bien simple : ce mode de dissimulation est tout simplement inefficace dans 90% des cas. Les oiseaux redoutent les fossés et entrent dans la pièce en plein centre dans la grande majorité du temps, rendant le tir à bout de portée ou même en dehors de portée. De plus, la plupart du temps vous serez mal dissimulé ou vous ferez face à un vent défavorable, n'ayant aucune possibilité de déplacement. Seuls les débutants utilisent encore cette méthode.

3. Le transport du matériel sur la route

Inspecter votre remorque avant la saison. Rien de plus irritant que de rater un matin à cause d'un moyeu de roue qui lâche sur la route. De plus, songez à utiliser une toile de transport ou un filet si vous trimbalez vos appelants sans les mettre dans des poches. Je parle par expérience... ayant déjà perdu quelques appelants "full body" sur le chemin!

3.1 Le transport du matériel sur le terrain

Afin d'être paré à toutes éventualités, vérifiez et analysez d'avance toutes les situations du transport de votre matériel afin de ne pas être confronté à un problème sur le bord de votre champ, le matin venu. Assurez-vous d'avoir le nombre de poches nécessaire pour tout votre matériel. Afin de me faciliter la besogne lors du transport des "full body", j'utilise personnellement des poteaux de transport sur lesquels j'enfile par les pattes mes appelants déjà assemblés. De cette manière, nous pouvons transporter facilement plus de vingt-quatre "big foot" ou une trentaine de "Greenhead" en un seul voyage. Pour le transport des caches, un sac à dos rigide vous permet de transporter une charge assez élevée sans vous blesser. Enfin, il existe une foule d'autres méthodes dont le véhicule tout-terrain afin de vous faciliter la tâche. Mais ce n'est pas tous les cultivateurs qui vous laisseront traverser leurs terres avec un tel véhicule...

Enfin, vos appelants sont prêts, vos caches aussi, vous en possédez de différentes teintes afin de pouvoir imiter différents sols, votre remorque est en ordre, vous être prêt pour la suite: la prospection! En effet, avant d'aller vous installer dans un champ avec tout votre attirail, il faut tout d'abord vous assurer de la présence du gibier.

Vous vous êtes sûrement demandé comment cela se fait que certains chasseurs s'installent toujours dans le bon champ et récoltent régulièrement des oiseaux. Cela n'est certes pas le fruit du hasard. Un gros 80% des chances de succès à la chasse aux oiseaux migrateurs est dû à une bonne prospection. Le reste du 20% inclut appelants, appels, caches et habiletés au tir de votre groupe. Il vaut donc le coup d'y mettre beaucoup d'efforts!

4. Comment je procède - reproduction d'une prospection idéale

Idéalement je débute quelques jours avant la date prévue de la chasse. Le petit matin se lève à l'horizon et je suis déjà rendu au bord du plan d'eau afin d'observer les voiliers qui en sortent petits groupes par petits groupes. Le jars dirige sa petite famille vers un champ de blé à quelques kilomètres de là. Rendus à environ 500 mètres du champ, les oiseaux sortent déjà les pattes et se laissent descendre vers ce champ. Je suis même témoin de quelques tourniquets de la part de jeunes oiseaux excités par leur repas qui s'en vient. Même pas un tour d'horizon et les oiseaux sont déjà posés dans le champ (ils y sont probablement déjà allés la veille). Ils sont suivis d'un autre groupe, d'un autre, d'un autre, etc. Les voiliers se succèdent jusqu'à ce que plus de trois cents oiseaux se soient jetés dans le champ. Le spectacle est grandiose et je demeure dans mon véhicule pour l'observer... évidemment! Je note l'heure d'arrivée des oiseaux au champ, 6h30. J'attends que le cultivateur, propriétaire de ce champ, termine son train pour aller le rencontrer. J'obtiens la permission pour aller chasser, mais il m'interdit souvent d'y aller en tout-terrain. C'est son droit le plus légitime et je ne m'en fais guère car je suis prêt à cette éventualité. Je retourne voir les oiseaux qui sont toujours présents dans le champ afin de dresser mon plan d'attaque.

Je remarque que les oiseaux se tiennent en plein centre de la pièce, dépassé un petit arbre le long du fossé. Le champ est de couleur blé jaune et très ras, non labouré. Nous sommes en début de saison et ces oiseaux ne sont vraiment pas farouches. J'utiliserai donc une cache haute avec quelques douzaines d'appelants seulement. Mon groupe de chasse qui est formé de six individus ne pourra se libérer avant deux jours. Alors, je pose une affiche de " terre réservée pour la chasse " et je reviendrai la veille de ma sortie afin de m'assurer que les oiseaux sont toujours présents. La veille de la chasse, je ne perds pas de temps et me dirige vers mon champ vers 6h30. Les oiseaux sont en train de rentrer dans la pièce et je remarque qu'ils sont à présent en plein centre, mais avant le petit arbre d'hier. Pourquoi? Simplement que les oiseaux sont rendus là pour se nourrir.



Demain matin, ça sera donc avant le petit arbre qu'il faudra s'installer. J'insiste sur l'emplacement car c'est un facteur non négligeable à maîtriser. Souvent l'erreur du débutant est de laisser " couler " les oiseaux ailleurs dans le champ, oiseaux qui ne répondront ni à l'appel ni aux appelants. Pourquoi? Pas nécessairement parce qu'ils sont farouches, mais plutôt parce qu'ils sont habitués d'entrer dans le champ ailleurs. Choisissez l'emplacement en fonction des oiseaux.

Je retourne chez moi et je reviens en fin de journée pour m'assurer que les oiseaux ne se sont pas fait déranger par des "rampeux"... ou autres animaux nuisibles! Le gros du travail est fait, il ne reste qu'à s'amuser.

Ce texte relate une prospection idéale qui est gage de succès. Elle pourra cependant être modifiée selon la période de l'année ou la pression de chasse du moment. Le type de cache utilisée sera aussi déterminé en fonction de la période et de la méfiance des oiseaux à cette période. Il est fort probable qu'une cache à profil bas soit de mise si les oiseaux sont plus méfiants.

Retourner s'assurer de la présence du gibier la veille de votre sortie est l'élément clé du succès. Laissez le plus grand nombre de jours possibles aux oiseaux pour rentrer dans le champ et la chasse n'en sera que plus facile car les oiseaux ne se méfieront de rien, surtout en fin de saison. Si le gibier ne prend plus la pièce trouvée, mieux vaut ne pas s'installer que de s'installer pour rien! Vous éviterez ainsi frustration, fatigue et perte de temps inutile. Mieux vaut recommencer la prospection du début, en ce cas.

Comme vous avez fait une bonne prospection, vous savez que les oiseaux entrent dans le champ vers 6h30. Vous vous donnez trente minutes pour patienter avant l'arrivée des volatiles; vous mettez environ dix minutes de marche pour vous rendre à votre point précis dans le champ; à cela s'ajoutent cinquante minutes pour l'installation des appelants et de la cache. Si on calcule bien, il faut vous rendre sur le bord du champ pour 5h00 afin d'avoir tout le temps voulu pour être prêt. Cela peut vous paraître banal mais j'ai souvent vu des chasseurs en train d'installer leurs appelants alors que les oiseaux survolaient le champ!

Faites une révision la veille sur le bord du champ afin de tout prévoir. Pensez à apporter tout l'équipement nécessaire pour l'installation. Souvent, un marteau pour planter les appelants lorsque le terrain est très sec ou gelé peut vous faciliter la tâche. Si la pluie se fait diluvienne, un truc pour ne pas salir ses appelants est de traîner une bâche en plastique léger et d'y déposer les appelant pour l'assemblage. Une fois assemblés, vous n'aurez qu'à les installer un par un sur leurs pattes dans le champ. Même chose, mais inversement pour le retrait de ceux-ci. Vous ne laisserez rien traîner sur le terrain en période de chasse, que ce soit poches de transport ou autres. J'utilise même une toile de couleur du terrain pour y cacher les oiseaux récoltés afin de garder l'espace de la cache libre. Rien de plus frustrant que de se casser la tête avec les oiseaux morts durant la chasse.

Vous disposerez vos appelants en clan familiaux en laissant soin de laisser un espace d'atterrissage assez grand selon la grosseur des voiliers arrivants. Facile à déterminer, car avec la prospection que vous avez effectuée auparavant, vous savez très bien le nombre de voiliers qui se présenteront et la quantité d'oiseaux dans chacun de ceux-ci. A ce stade-ci, l'erreur n'a plus sa place, votre cache doit se confondre avec le terrain et vous devez être complètement à l'intérieur de celle-ci. Elle devrait toujours être placée avec le vent dans le dos ou de côté par rapport au vent, entre dix et trente verges en retrait derrière l'endroit de pose prévu des oiseaux.



Si vous doutez de la capacité à faire rentrer les oiseaux dans vos appelants, vous pouvez rajouter des drapeaux ou simplement quelques appelants de corneilles en dehors de votre plan afin que les oiseaux ne se jettent pas hors portée.

Il ne reste que trente minutes avant l'approche finale : vous faites un dernier tour de terrain afin de replacer quelques appelants. Lors de l'inspection finale, je me place toujours en face de l'installation, du côté d'où arrivent les oiseaux, pour voir si quelque chose ne va pas. Enfin, vous vous immiscez à l'intérieur de votre cache et vous réchauffez un peu votre appeau afin de ne pas faire de fausses notes lors de l'approche des oiseaux.

Le moment tant attendu approche. Vous croyez entendre quelque chose... Eh oui! Ce sont vos bernaches que vous entendez et leurs cris se font de plus en plus forts. À l'heure pile! Vous regardez dans la direction où vous les aviez vues rentrer lors de votre prospection : elles sont quinze! Parfait pour une récolte propre qui n'effrayera pas un grand groupe d'individus. Vous émettez quelques cris avec votre appeau : A-Honk, A-Honk!

Déjà, elles se mobilisent et sortent les pattes afin d'entreprendre la descente. Vous émettez des cris de gloussement : Konk-Konk-Konk-Konk.! Quelques-unes virevoltent tellement elles sont excitées, tout comme elles l'avaient fait la veille... 70v...60v...50v... Votre cœur palpite et vous vous demandez à quel moment faire feu??? 40v...30v... La plus grande erreur serait de faire feu trop rapidement. Une autre erreur serait de faire feu trop tard! Que faire? Je préconise d'attendre le plus possible pour le premier voilier et de s'ajuster pour les suivants... 20v...15v...GO!

Vous vous levez et par miracle vous avez quinze beaux oiseaux qui font maintenant du surplace au-dessus de vos appelants! Figés par la surprise que vous leur réserviez. Je vous laisse imaginer la pétarade qui s'ensuit. Mes cinq compères et moi jetons huit oiseaux par terre. Deux d'entre nous sortons pour récupérer les oiseaux et revenons vite car déjà le voilier suivant se fait entendre. Ils subiront le même sort que leurs congénères.

Une fois la limite atteinte, une photo en vitesse et on sort du champ le plus rapidement possible! L'idéal est de laisser la place aux oiseaux qui n'ont pas encore été frappés... Ils seront disponibles pour une seconde chasse!



On ramasse donc les douilles vides et on prend soin de laisser le champ dans son état initial afin de préserver notre droit de chasse pour longtemps...

Steve Morissette